Agenda ironique : l’arroseur arrosé … Se traduire soi-même

Voici maintenant la version retraduite en français,  de mon précédent texte où forcément nous perdons les titres des chansons, affres de la traduction oblige … (Anne, je salue ta bravoure pour avoir survécu à Google translate, j’espère avoir remis un peu plus de poésie dans ma traduction …!). 
Trève de pitrerie, j’ai dansé un étrange ballet fait d’aller-retour de langage et de face à face, puisque j’étais responsable du texte en anglais, je ne pouvais nier les faits, j’étais tout autant responsable du résultat en français. Verdict de l’expérience “je m’amuse à traduire Carla et à détourner son texte, et ensuite l’arroseur arrosé se voit éthiquement contraint de se retraduire (hé c’était vraiment une blague au départ, je ne pensais pas que Des Noeuds Dans Mon Fil, ma co-cheffe d’orchestre l’intégrerait aux partitions livrées, je me suis faite avoir, mais ce fut un plaisir) : il est aussi effrayant que fascinant de constater que le rapport à soi, à l’écriture, aux images, change totalement, un exercice que je n’aurai jamais osé de moi-même. Donc au final : un grand MERCI !!!!
Ps : euh sans le faire exprès, mon titre devient celui d’une chanson de Zazie … suis poursuivie, c’est une ronde sans fin !

LARSEN

Tu m’as dit que, j’étais un peu de trop pour toi,

J’ai tout lu à ce sujet, à en perdre ma religion, mes esprits

J’ai entendu dire que j’étais un frein, un boulet à ton pied

Que j’étais un jardin gelé, esprit enfermé dans ses gris,

Marchand accompagnée d’un fantôme, sans sortie possible …

Sans âme, sans espoir, ainsi tu m’as dit

Alors s’il te plaît, achève-nous, brise ton sortilège

Il est trop tard pour tout, excepté un adieu

On m’a dit que les filles veulent simplement s’amuser

Que les garçons ne pleurent pas, que l’amour est un jeu où l’on perd

Me perdant, j’ai pleuré en pensant à un revolver

Accordons-nous, nous ne nous rejoignons jamais, un jeu insensé

Cependant, quelqu’un m’a dit …

Ce n’est pas la fin, ma belle amie,

Trop aveuglée pour voir le mur des merveilles né de tes mains

Tu es une brique éclatante, rempart dressé contre des murs injustes

Alors, dis-moi, qui t’a dit que je t’aimais encore ?

Je t’aime, mais tu me brises, me désintègre, en toi j’éclate,

J’entends toujours ta voix, mais je ne chante plus tes chansons

J’ai un cœur rugissant tel l’orage à la place d’une couronne

Tu vois quelqu’un me l’a dit …

Que j’ai passé ma vie entière emmurée dans le silence …

Que je n’avais pourtant pas à me cacher loin de tout

Que je n’avais pas à avoir honte de mon invisible différence

On m’a dit que j’avais le droit de faire entendre mon propre chant

Que nous dansons tandis que nous disparaissons, comme se fânent les roses,

Qu’anges ténébreux, nous sommes aussi compliqués que l’amour.

La nuit s’approche, pourtant nos roses anglaises ne sont pas loin

Éternel pécheur, le rocher pleure …

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5 réflexions au sujet de « Agenda ironique : l’arroseur arrosé … Se traduire soi-même »

    1. Réflexion faite, si je repense à comment est née la version anglaise, je dirai que « elle » est légèrement tourmentée par ce que deux « il » lui ont dit, et leurs deux discours opposé, quant à elle, non seulement elle perd la tête mais en plus elle n’en fait qu’ à sa tête !

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